23 février 2012

Une journée nationale pour prévenir les jeux dangereux

Les députés UMP, C. Dumoulin (Yvelines) et P. Verchère (Rhône) ont déposé une proposition de loi « visant à lutter contre la pratique des jeux dangereux en instaurant une journée nationale et en améliorant leur prévention ». Ce texte a été enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 07/02/2012. « Dans la circulaire de rentrée 2010, chaque académie doit mettre en place un module de formation, destiné aux médecins, infirmiers, assistants de service social et psychologues scolaires », expliquent les parlementaires dans l'exposé des motifs. Ils estiment qu'il « faut aller plus loin et proposer cette formation à toute personne en contact avec les enfants : les enseignants, mais aussi les assistantes maternelles, Atsem, animateurs, afin de délivrer des conseils et une sensibilisation ». Selon les députés, 25 % des 7 - 17 ans ont « déjà vu quelqu'un jouer à ces jeux, essentiellement au sein de l'école » et « près de un enfant sur dix a déjà joué à un jeu d'apnée ou d'évanouissement ».

L'article 1er stipule que « la République Française institue une journée nationale afin de lutter contre la pratique de 'jeux' dangereux ».
L'article 2 précise que « cette journée, ni fériée, ni chômée, est fixée au premier lundi d'octobre ».
L'article 3 détaille le déroulement de cette journée : Elle est « dédiée à la sensibilisation des parents et des professionnels d'encadrement de la jeunesse et des jeunes. Dans tous les établissements d'enseignement, des initiatives sont prises pour que les enseignants consacrent une partie de leur temps à des exposés et des discussions sur ce sujet et sur les risques encourus par les jeunes qui s'adonnent aux pratiques des 'jeux' dangereux. Cette journée est l'occasion d'une prévention intégrée dans les établissements scolaires, incluant un enseignement sur la physiologie respiratoire et les dangers de la pratique des jeux d'étouffement. » De plus, « ces actions de prévention peuvent être menées avec le concours d'associations qui ont eu l'agrément d'associations éducatives complémentaires de l'enseignement public ».
L'article 4 de la proposition de loi indique : « Il est proposé dans chaque académie un module de formation continue pour les personnels de l'Éducation nationale. Tout personnel nouvellement nommé doit suivre ce module de formation. Une personne référente 'jeux' dangereux est désignée dans chaque établissement scolaire et chaque académie. »
L'article 5 stipule qu'un « volet concernant les 'jeux' dangereux est intégré dans le plan de prévention de la violence des établissements scolaires ». « Le règlement intérieur doit prendre en compte la réalité des jeux dangereux et la nécessité d'apprendre à respecter son corps et celui des autres et à connaître les limites des jeux, afin d'adopter un comportement citoyen. »
En outre, l'article 7 explique que les observatoires départementaux de la protection de l'enfance se verront confier la mission de centraliser les cas signalés par l'Éducation nationale, la police et la gendarmerie.

16 février 2012

La cantine : nouveau bras de fer Etat/collectivités locales ?

Une proposition de loi déposée par le président du groupe SRC à l'Assemblée nationale J.-M. Ayrault (Loire-Atlantique) et la députée M. Delaunay (Gironde) et « a pour objet de compléter le chapitre 1er du titre III 'L'obligation scolaire, la gratuité et l'accueil des élèves des écoles maternelles et élémentaires' du code de l'éducation par un article instaurant le droit à la restauration scolaire, permettant ainsi à tous les enfants scolarisés, sans distinction, de bénéficier de ce service lorsqu'il existe ». Cette proposition de loi a été enregistrée à la Présidence de l'Assemblée nationale le 7 février 2012. « Cette nouvelle rentrée scolaire a mis en avant le refus d'accès de nombreux élèves aux cantines scolaires par plusieurs collectivités. Au moins 70 communes pratiquent une sélection à l'entrée des cantines selon des critères divers alors que la restauration scolaire doit être un véritable objectif de politique publique », estiment les députés dans l'exposé des motifs. 
« La restauration scolaire doit être considérée comme un enjeu sanitaire majeur, l'équilibre alimentaire et la variété des menus étant une priorité », soulignent-ils. « Alors que les différences de traitement peuvent être possibles dans certains cas, elles ne doivent en aucun cas être arbitraires ou discriminatoires », ajoutent-ils notant que « ce principe ne remet pas en cause le droit de la commune à appliquer un règlement intérieur pouvant éventuellement comporter des motifs d'exclusion, dans les limites posées par la loi ». « Il ne remet pas non plus en cause la nécessité d'une inscription préalable au service de restauration scolaire : cette condition est essentielle pour la bonne gestion de ce service, qui ne peut être considéré comme un espace de garderie occasionnelle. »

14 février 2012

Luc Chatel décide d'une refonte de l'enseignement des langues en France


Après la remise du rapport "Apprendre les langues - Apprendre le monde" par le comité stratégique des langues, le ministre de l'éducation nationale, a dévoilé ses propositions pour l’apprentissage des langues à l’école dès le plus jeune âge et tout au long de la vie.
Le ministre a retenu 3 axes
  • Repenser le rythme des enseignements :
Pour systématiser la sensibilisation aux langues dès l’école maternelle le ministre va mettre en place des formations à destination des professeurs des écoles dès la fin de cette année scolaire ; elles seront complétées par des ressources pédagogiques du CNDP ; le ministre souhaite que des professeurs de langue du second degré apportent toute leur expertise à leurs collègues du primaire.
  • Favoriser la mobilité internationale des élèves et des enseignants :
Afin de favoriser l’immersion des élèves dans un pays étranger, Luc Chatel fixe l’objectif ambitieux pour chaque élève de bénéficier d’un séjour linguistique individuel au cours de sa scolarité. Pour ce faire, un cahier des charges national du séjour linguistique servira de référence et de cadrage pour chaque établissement après échange avec les collectivités territoriales qui contribuent largement au financement des voyages scolaires.
Pour les enseignants, le ministre souhaite aller au-delà du programme Jules Verne qui ne touche actuellement qu’une infime minorité d’enseignants ; il propose en lien avec le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, que d’ici cinq ans chaque candidat aux concours de recrutement de professeurs des écoles et de professeurs de langues vivantes ait obligatoirement effectué un semestre dans un pays non francophone au cours de ses études.
  • Encourager l’immersion linguistique au quotidien et tout au long de la vie :
En accord avec F. Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, Luc Chatel lance un appel aux chaînes de télévision pour privilégier la diffusion des programmes en langue originale sous-titrée.

10 février 2012

Retraite et droit à l’information

La loi du 9 novembre 2010 a prévu un droit à l’information pour les assurés. Deux décrets du 30 décembre 2011 en précisent les modalités d’application. 

·  Le relevé individuel de situation (RIS) doit être envoyé automatiquement tous les 5 ans à partir de 35 ans et tous les ans sur demande. Il récapitule les droits acquis dans chaque régime où il y a eu une cotisation, les éléments de rémunération pris en compte la durée d’assurance et ce qui peut avoir une incidence sur la pension (enfants, service militaire…). La loi prévoit aussi un accès en ligne du relevé dont la mise en vigueur est fixée par décret au 1er janvier 2013. Certains organismes le mettent en place cependant dès cette année conformément à une décision du GIP retraite.

· L’estimation indicative globale (EIG) évalue les montants des pensions dans chaque régime de base ou complémentaire estimés à différentes dates d’ouverture des droits (au 1er jour du trimestre civil qui suit) puis chaque année entre cette date et le taux plein (sans décote) et à la limite d’âge. 
L’estimation est effectuée avec les éléments connus au moment de son établissement.

Le décret le concernant entérine les envois faits en 2011 (et non 2010) pour les générations nées en 1954 et 1955 et repousse de 2012 à 2013 le calendrier des EIG pour les assurés dont l’âge d’ouverture des droits est inférieur à celui retenu dans le cadre général (60 ans et 9 mois pour la génération de 1952, 61 ans et 2 mois pour celle de 1953…)

·  Information générale pour les primo-validants 
Une information générale doit être délivrée à l’assuré au cours de l’année civile qui suit celle dans laquelle il a validé au moins deux trimestres dans un des régimes existants.
Cette disposition s’appliquera aux assurés ayant validé au moins deux trimestres en 2011 ou les années suivantes.

·  Entretien à 45 ans 
Les personnes d’au moins 45 ans (non retraitées) peuvent demander un entretien portant sur leurs droits à pension avant le 1er janvier de l’année pendant laquelle l’entretien est sollicité. Celui-ci est organisé dans les 6 mois suivant la demande. L’entretien peut se dérouler par téléphone ou par un moyen de communication électronique.
Cependant les simulations du montant des pensions ne pourront pas être obtenues avant le 1er juillet 2014.

Les modifications successives de la loi semblent poser problème aux services en charge du droit à l’information des assurés.

08 février 2012

La priorité donnée aux langues étrangères

Comment mieux apprendre les langues étrangères ? C'est l'objet d'un rapport rendu à Luc Chatel; ce texte préconise l'apprentissage d'une deuxième langue dès la 6è. Le ministre de l'éducation souhaite que, dès l'an prochain, 10 % des collèges puissent répartir à leur guise les horaires d'apprentissages des langues en 6è, 5è et 4è.Les proviseurs auront donc "l'autonomie de choisir une langue renforcée ou deux langues". 

En maternelle, Luc Chatel veut "systématiser la sensibilisation aux langues" par des chants ou des comptines.  Les enseignants seront formés. 
Le SNEP-FAEN réclame que les professeurs des écoles soient d'abord correctement formés à l'enseignement des fondamentaux ; d'autre part pour tous les élèves déjà en difficulté car ne  maîtrisant pas la langue française à l'oral est -il raisonnable d'envisager l'apprentissage concomitant d'une seconde langue?

Enfin, le site www.englishbyyourself.fr, conçu pour apprendre l'anglais en écoutant a été lancé par le CNED (Centre National d'Enseignement à Distance)

07 février 2012

On vous l’avait bien dit…

Dans la chasse aux suppressions de postes, l’académie d’Aix-Marseille avait pris la tête en annonçant que c’est dans les Rased et les postes hors-classe (intervenants en langue vivante, remplaçants,…) qu’elle irait piocher ses fermetures de postes.
C’est au tour des recteurs de Bordeaux, de Poitiers et de Limoges de suivre le même chemin. « Les difficultés légères des élèves peuvent être traitées dans la classe sans recourir à des maîtres spécialisés. En revanche, les difficultés lourdes des enfants nécessiteront toujours une prise en charge par des psychologues et nous allons maintenir cette prise en charge et la conforter » argumente J.-L. Nembrini, recteur de Bordeaux.

Sans commentaire et avec toute notre désolation…

06 février 2012

L’ASL et le harcèlement dans l’Éducation nationale

Le premier débat interactif des Autonomes de Solidarité Laïques portant sur « Le harcèlement dans l’Éducation nationale » aura lieu demain 7 février 2012 de 19 heures à 21 heures et réunira un panel de spécialistes de l’éducation.
Ce débat sera retransmis en direct simultanément sur : www.autonome-solidarite.fr et sur la page Facebook de l’Autonome : http://www.facebook.com/pages/Autonome-de- Solidarité
Il sera possible d’intervenir en direct grâce à un  « chat » via la page Facebook des Autonomes.

Harcèlement à l’école

 Un sondage Ipsos commandé par le Ministère de l’Éducation nationale sur « Les Français et le harcèlement scolaire », rendu public le 24 janvier 2012 à l’occasion de la campagne « Agir contre le harcèlement à l’école » , révèle que 24% des parents d’élèves ayant participé au sondage disent avoir un enfant victime de harcèlement. Par ailleurs, 91% des parents qui pensent que leur enfant a déjà été victime de harcèlement scolaire disent que celui-ci en a fait part à un adulte.

Concernant la forme prise par ce harcèlement, les parents interrogés citent : · les moqueries 70%, · les insultes 67%, · les coups 65%,· les menaces 54%, · les messages méchants 31%, · les rumeurs 29%,· les vidéos ou photos 3%.
Pour lutter contre le harcèlement à l’école, phénomène aux conséquences parfois dramatiques et irréversibles, le ministère a lancé une campagne de sensibilisation destinée à mobiliser les élèves, les parents et le personnel de l’éducation, contre toutes les formes de harcèlement entre élèves. Un site Internet a été créé : http://agircontreleharcelementalecole.gouv.fr/ 

Il présente trois vidéos montrant trois formes de harcèlement banal et quotidien et offre une plateforme de ressources à la fois informatives, didactiques et pédagogiques. 

Nous ne pouvons que nous réjouir de la prise de conscience(tardive, certes) du ministère sur un sujet aussi grave. Mais les moyens mis en oeuvre, notamment « mettre du tiers dans tout règlement de conflit afin de trouver une solution honorable pour chaque partie » ne nous semblent pas à la hauteur du problème.

03 février 2012

Élèves handicapés


Sept ans après la loi de 2005, les associations de parents d’enfants handicapés réunis au « Grenelle de la formation et de l’accès à la vie sociale des jeunes handicapés » le 25 janvier 2012 à Paris, déplorent que leurs enfants dépendent toujours d’improvisations et demandent qu’ils bénéficient d’un réel accompagnement de qualité.

Formation des enseignants

Le SNEP-FAEN et le SNCL-FAEN ont rencontré le nouveau président de la Conférence des Directeurs d’IUFM (CD-IUFM) le 27 janvier 2012. Face aux enjeux complexes liés à la réforme de la mastérisation, la CD-IUFM propose six leviers pour agir et transformer positivement la formation des enseignants.

Cette rencontre a permis au SNEP-FAEN et au SNCL-FAEN de présenter leurs propres propositions pour contribuer à la réflexion sur un sujet qu’ils considèrent comme essentiel.

01 février 2012

Santé : quand les enseignants vont mal !

14 % des agents de l'Éducation nationale sont en épuisement professionnel ou « burn-out » selon une étude associant la MGEN et certains syndicats. L'épuisement professionnel se manifeste par un épuisement émotionnel ou physique, par une réduction de la productivité au travail et par un sentiment de dépersonnalisation. 17 % des hommes et 13 % des femmes sont ainsi victimes de burn-out dans l'Éducation nationale. Cette proportion est plus élevée à l'âge de 55 ans et plus (19 % chez les hommes et 17 % chez les femmes).

La probabilité d'être en épuisement professionnel augmente pour les personnels d'enseignement de l'école élémentaire et du collège et diminue au contraire pour les personnels exerçant en lycée, ou dans les secteurs de la recherche ou de la formation, de la santé ou du social et de l'université. Les académies qui sont les plus touchées, selon cette enquête, sont la Guadeloupe et la Martinique. 

24 % des agents sont également en état de tension au travail. Cette tension au travail est une situation à risques pour la santé car les exigences du travail sont importantes, la demande psychologique forte et les ressources disponibles dans le travail pour y faire face insuffisantes.