Après avoir fait grand bruit, notamment sur le classement des élèves "à risque" et ceux "à haut risque", l'évaluation des élèves de maternelle sera finalement proposée sous la forme d'une banque d'outils dont l'utilisation sera facultative.Il s'agira donc d'une " évaluation diagnostique (un 'repérage' selon le Ministère) et des ateliers de remédiation dans trois domaines : maîtrise de la langue, mathématiques et compétences transversales ".
Pour la maîtrise de la langue, les compétences retenues sont " comprendre un texte oralisé, se familiariser avec l'écrit, reconnaître les mots syllabes, phonèmes, avoir suffisamment de vocabulaire, conscience syntaxique (ou pré-grammaticale), s'exprimer oralement ". Pour le domaine, " mathématiques ", il s'agirait du " sens des nombres " et de " l'espace et géométrie ". Enfin, pour le domaine " Compétences transversales ", les compétences sont la " motricité fine " et les " capacités graphiques ", l'attention et la mémoire et " s'organiser dans les tâches et planifier ".
Par ailleurs, les conseillers pédagogiques devraient recevoir une formation par rapport à ces outils et plus particulièrement à la méthode PARLER de Michel Zorman.
On peut malheureusement déplorer le fait que le Ministère mette en place ce dispositif dans le seul but de continuer à amoindrir les RASED puisque " les enseignants, armés de ces outils performants pour l'aide personnalisée, n'auront plus besoin de l'intervention des enseignants spécialisés. Seuls les psychologues scolaires seront encore utiles, sans doute pour repérer et orienter les élèves à 'dys' " !
Le SNEP-FAEN défend encore et toujours la place de ces enseignants "spécialement formés" à la prise en charge des besoins des élèves en grande difficulté.