29 décembre 2011

Rentrée 2011 : baisse des effectifs de 0,1 % dans le premier degré par rapport à 2010 (Depp)

« À la rentrée 2011, 6 657 700 élèves sont accueillis dans les écoles publiques et privées du premier degré de France métropolitaine et des DOM, hors Mayotte, dont 2 545 000 élèves dans l'enseignement préélémentaire, 4 067 600 en élémentaire et 45 100 dans l'enseignement relevant de l'adaptation scolaire et de la scolarisation des élèves handicapés (ASH) » établit une note de la Depp intitulée « Les élèves du premier degré à la rentrée 2011 dans les écoles publiques et privées » mise en ligne lundi 26 décembre 2011. Ainsi « la France métropolitaine et les DOM, hors Mayotte, comptent au total 6 600 élèves du premier degré de moins qu'en 2010, soit une baisse de 0,1 % ».

« Malgré la baisse des effectifs du premier degré, neuf académies de métropole et celle de la Guyane gagnent des élèves en 2011 », décrit la Depp. Parmi celles de métropole, cinq académies voient augmenter leurs effectifs de plus de 0,4 % : Montpellier (+ 1,0 %), Versailles (+ 0,8 %) , Lyon (+ 0,6 %), Créteil (+ 0,4 %) et Grenoble (+ 0,4 %). L'académie de Caen perd le plus grand nombre d'élèves (- 1,2 %), suivie de Nancy- Metz (- 1,2 %), Lille (- 1,1 %) et Dijon (- 1,0 %). Celles de Poitiers, Reims, Limoges, Besançon et de la Corse perdent chacune plus de 0,5 % de leurs élèves. Les effectifs de la Martinique et de la Guadeloupe diminuent également de 3,6 % et 2,5 % respectivement, ainsi que ceux de la Réunion dans une moindre mesure (- 0,7 %).

21 décembre 2011

CRPE : baisse du nombre de candidats aux concours externes en 2010

« À la session 2010, 7 462 candidats ont été admis aux concours de recrutement des professeurs des écoles », indique la note de la Depp de décembre 2011 consacrée à la session 2010 du « concours de recrutement de professeurs des écoles dans l'enseignement public ». Au total, « 38 653 candidats s'y sont présentés », pour 7615 postes ouverts, soit un nombre « équivalent à celui de l'année précédente ». Cependant, « le nombre de candidats présents aux concours externes a diminué de 16,5 % pour un nombre de postes offerts égal. »
« Plus de 90 % des 7 615 postes ouverts aux concours de recrutement des professeurs des écoles ont été réservés aux concours externes », indique la note.
« Après une tendance à la hausse entre 1994 et 2004, le nombre d'admis aux concours externes du CRPE n'a cessé de baisser depuis 2004, avec cependant une stagnation en 2010 par rapport à 2009 », relève la Depp.
Le « taux de réussite fluctue autour de 20 % depuis 1994 avec un minimum de 15,6 % en 2009 et un maximum de 24,5 % en 1994. À la session 2010, ce taux s'établit à 18,7 % pour les concours externes, en augmentation de plus de trois points par rapport à la session 2009 », avance la Depp. Par ailleurs, « parmi les 38 653 candidats présents à la session 2010, plus de la moitié était présente l'an dernier et près de la moitié de ces derniers retentaient leur chance pour la troisième année consécutive. » Quant aux admis au concours externe traditionnel, « plus du tiers redoublaient […] et 19 % en étaient à leur troisième tentative consécutive ».
« Les diplômes des candidats ont une influence certaine sur les taux de réussite », relève l'auteur du document. « Plus le niveau du diplôme est élevé, plus le taux de réussite est important. Ainsi, alors que les taux de réussite des candidats titulaires d'un diplôme d'ingénieur et d'un diplôme d'une grande école sont respectivement de 39 % et 32 %, les candidats dispensés de diplôme n'ont un taux de réussite que de 7,5 %. »
La Depp remarque encore que « ce sont cette année encore les diplômés des disciplines scientifiques qui réussissent le mieux aux concours : plus d'un diplômé en sciences sur quatre [26%] est admis au concours contre moins d'un candidat diplômé d'une autre discipline [Staps 19,1 %, Lettres, langues et arts 19,5 %, Sciences humaines, économiques, histoire et géographie 16,5, ou autres 17,1%] sur cinq. »

Pour une fois, on ne peut pas reprocher au Ministre de ne pas y avoir mis les moyens : une campagne de communication, une revalorisation des débuts de carrière, ... mais il semble que celà soit toujours insuffisant M. le Ministre. Votre copie est donc à revoir...

20 décembre 2011

Le budget 2012 de la mission enseignement scolaire diminué de 60,9 millions d'euros

Le budget 2012 de la mission enseignement scolaire a été adopté jeudi 16 décembre 2011 à l'Assemblée nationale minoré de 60,91 millions d'euros au titre de la suspension du versement aux agents publics de leur rémunération durant le premier jour de leurs congés de maladie et dans le cadre du plan de retour à l'équilibre des finances publiques. Cette minoration résulte de l'adoption d'un amendement du gouvernement lors d'une nouvelle lecture à l'Assemblée nationale. Ces crédits sont répartis sur l'ensemble des programmes de la mission. Enfin cette diminution de crédits inclut une diminution à hauteur de 1,146 millions d'euros des frais de communication et de représentation pour chacun des programmes impactés (dont - 1,119 million d'euros pour le programme soutien de la politique éducative). Les subventions aux associations sont également touchées à hauteur de 2 millions d'euros (programme vie de l'élève).

Le Sénat a rejeté vendredi 2 décembre 2011 les crédits de la mission, lesquels avaient été adoptés par l'Assemblée nationale le 10 novembre, diminués de 20 millions d'euros. La CMP (commission mixte paritaire) n'avait pas trouvé d'accord sur le texte, ce qui a déclenché une nouvelle lecture. Le budget 2012 de la mission enseignement scolaire prévoit la suppression de 14 280 postes (dont 280 dans l'enseignement agricole).

La chasse aux économies est plus que lancée et encore une fois le SNEP-FAEN déplore que ce soient les politiques budgétaires qui dirigent les politiques éducatives !

16 décembre 2011

Adoption du PLF 2012 et des crédits de la mission enseignement scolaire

Le Projet de loi de finances 2012 pour la mission enseignement scolaire a été adopté en nouvelle lecture à l'Assemblée nationale le jeudi 15 décembre 2011.
 Le Sénat avait rejeté vendredi 2 décembre 2011 les crédits de la mission, lesquels avaient été adoptés par l'Assemblée nationale le 10 novembre, diminués de 20 millions d'euros. La CMP (commission mixte paritaire) n'avait pas trouvé d'accord sur le texte, ce qui a déclenché une nouvelle lecture.
Le budget 2012 de la mission enseignement scolaire prévoit la suppression de 14 280 postes et s'élève au total à 62,13 milliards d'euros.

14 décembre 2011

Haute-Garonne : « Un vrai programme pédagogique doit être proposé aux enfants des jardins d'éveil »

« Il est évident qu'un vrai programme pédagogique doit être proposé aux enfants des jardins d'éveil. Les apprentissages, l'éveil psychomoteur, l'éveil éducatif faits dans les jardins d'éveil doivent se rapprocher des programmes [pédagogiques] des écoles maternelles », déclare à AEF, mardi 13 décembre 2011, Arnaud Lafon, maire (Modem) de Castanet-Tolosan (Haute-Garonne). Il souhaite associer les enseignants du groupe scolaire au sein duquel sera installé le jardin d'éveil à la réflexion sur la pédagogie proposée dans cette structure. Les jardins d'éveil font l'objet d'une expérimentation lancée en 2009. L'État a signé une convention triennale (2009-2012) avec la Cnaf dans laquelle la Caisse s'engage à financer 8 000 places, pour un budget de 25 millions d'euros.
Arnaud Lafon, maire de Castanet-Tolosan, affirme ne pas être « pro ou anti jardin d'éveil », ni « chercher à casser ou se substituer à l'Éducation nationale » mais « essaie d'apporter une réponse pratique aux parents ». Il considère les jardins d'éveil comme des lieux de pré-scolarisation. « Les besoins d'un enfant de 2,5 ans ne sont pas les mêmes que ceux auxquels répondent les crèches », analyse-t-il. S'il constate que la communauté éducative « ne voit pas de manière positive » ce projet, il estime que le « conflit » peut être résolu « en associant les enseignants à la pédagogie des jardins d'éveil ».

La démarche et la volonté d'y associer les enseignants sont louables mais se pose la question du recrutement des personnels de ces structures. Dans quel cadre se feront les interventions des enseignants, en terme de formation, de conseil ? Sur quels temps ? Avec ou sans rémunération ?

13 décembre 2011

Le syndicat des inspecteurs d’académie soutient la mobilisation du 15/12

Deux syndicats d’inspecteurs demandent « le retrait des projets de textes portant réforme de la gouvernance des académies et l’évaluation des personnels enseignants, d’éducation et d’orientation qui, s’ils étaient mis en œuvre, dénatureraient les missions fondamentales garantes de la qualité d un service public d’éducation nationale ». Ils réclament également « l’ouverture de négociations réelles sur ces dossiers particulièrement importants qui requièrent une réflexion concertée de l’ensemble des partenaires ».
Les deux syndicats « soutiennent la journée nationale de grève du 15 décembre 2011 » et « détermineront dans leurs instances respectives les actions à mener en concertation avec les autres organisations ».

12 décembre 2011

Appel à la grève du 15 décembre : n'oubliez pas de vous déclarer gréviste !

Les fédérations et syndicats composant l’Union pour l’Ecole Républicaine (CSEN-FGAF, FAEN et SCENRAC-CFTC) se sont rencontrés pour faire le point sur les dossiers d’actualité.
L’Union pour l’Ecole Républicaine demande le retrait des projets de décret et d’arrêté relatifs à l’évaluation des professeurs dont les syndicats ont appris l’existence par la presse.
En effet, pour le second degré, ces projets font du chef d’établissement le seul supérieur hiérarchique direct, responsable de cette évaluation et ravale les inspecteurs pédagogiques au rang d’auxiliaire technique du chef d’établissement. Cette évaluation, liée au projet d’établissement fait passer au second plan le cadre national de l’enseignement.
L’enseignement d’une discipline, jusqu’à présent évalué par l’inspecteur pédagogique et qui constitue le cœur du métier de professeur, ne deviendrait plus qu’une activité parmi d’autres, qui plus est sans référence à des programmes nationaux.
C’est la nature du métier de professeur qui serait ainsi profondément dénaturée.

Pour le 1er degré, l'évaluation consiste en la suppression de la séquence d’inspection en classe au profit d’un entretien professionnel, exercice qui pourrait bien tourner à l’auto critique flagellatoire et finalement dévalorisante, un flou inquiétant règne quant au responsable de l’entretien qui pourrait ne pas être l’IEN.

Refusant cette logique et restant attachée à la double évaluation par l’inspecteur et le chef d’établissement, l’Union pour l’Ecole Républicaine appelle les personnels de l’Education nationale à manifester leur opposition à ce sujet en participant à la journée d’action du jeudi 15 décembre.
Elles ont également dressé le bilan des élections professionnelles et de leurs conséquences notamment le rôle dans l’union des élus aux comités académiques et départementaux.
La CSEN-FGAF, la FAEN et le SCENRAC-CFTC ont réaffirmé leur volonté d’obtenir l’annulation de l’élection du Comité Technique Ministériel, en raison de l’accumulation de dysfonctionnements qui ont privé des dizaines de milliers de collègues de l’exercice de leur droit de vote, et la tenue d’une nouvelle élection.
Les composantes de l’Union pour l’Ecole Républicaine poursuivront jusqu’au bout la procédure juridique engagée pour obtenir l’annulation de ces élections.
 

12% des élèves de grande section de maternelle sont en surpoids !

« Au niveau national, 12 % des enfants scolarisés en grande section de maternelle sont en surcharge pondérale », indique la Depp dans une note du jeudi 8 décembre 2011 et consacrée à la santé des enfants en grande section de maternelle.

« L'examen de l'audition réalisé par le personnel de santé au cours de l'enquête fait apparaître un taux élevé d'enfants ayant des problèmes : 8,7 % d'entre eux ne perçoivent pas le son à 30 décibels sur l'une au moins des fréquences testées au moyen d'un audi-vérificateur », ajoute la Depp.

« Les problèmes d'élocution sont également loin d'être négligeables. Ils touchent un enfant sur cinq dans les académies de Reims, La Réunion et Montpellier », poursuit-elle.

« Pour ce qui est de la vision, c'est dans les académies de Reims et Clermont-Ferrand que les enfants ayant au moins un problème de vue (vision de loin, hypermétropie, strabisme, vision binoculaire, poursuite oculaire ou vision des couleurs) sont les plus nombreux : c'est le cas de 30 % d'entre eux. Ils sont deux fois moins nombreux en Corse (14 %) », relève encore la Depp.

« Les problèmes d'asthme sont beaucoup plus fréquents dans les académies de l'Ouest de la France », signale-t-elle précisant que « c'est le cas dans l'académie de Caen et de Nantes où 11 % des enfants de grande section de maternelle sont asthmatiques ».

Ainis, la Depp note que « les problèmes de dents plus élevés au Nord, à l'Est et dans les DOM ».

« Il existe un lien étroit entre l'état de santé et les habitudes de vie des élèves et c'est dans les académies où l'hygiène de vie des enfants (alimentation, activité physique,…) est la meilleure que leur santé l'est aussi », explique-t-elle. « Les académies où la surcharge pondérale et l'obésité, ou encore les problèmes de dents, sont les plus importants sont aussi celles où les enfants consommant des boissons sucrées tous les jours ou ceux passant beaucoup de temps devant la télévision ou les jeux vidéo sont les plus nombreux. »

09 décembre 2011

Base élèves : des directeurs se mobilisent

Trois ans après son premier appel, le Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE) lance, mercredi 7 décembre 2011, un nouvel « appel à la résistance contre le fichage de l'enfance ». Le collectif appelle à « ne plus installer ou mettre à jour Base élèves, à ne pas mettre en oeuvre le livret personnel de compétences électroniques, et à bloquer toute remontée de données nominatives ». Cet appel est signé, nominativement, par 359 enseignants dont 111 directeurs d'écoles primaires.
Ces directeurs d'école s'exposent à des sanctions administratives allant du retrait de salaires au déplacement d'office et/ou du retrait de la fonction de directeur d'école. Une vingtaine de directeurs d'école ont déjà été sanctionnés par des retraits de salaire mensuels et une demi-douzaine par des déplacements d'office et de retrait de fonction.

08 décembre 2011

Appel à la grève du 15 décembre


Les sujets de désaccords et de mécontentements sont aujourd’hui très nombreux dans l’Éducation nationale : suppressions massives de postes, dégradation des conditions de scolarisation des élèves, conditions de travail de plus en plus difficiles pour l’ensemble des personnels… autant de mesures qui ne sont pas au service de la réussite de tous. Le gouvernement refuse de pratiquer un dialogue social digne de ce nom.
Dans ce contexte, le ministre de l’Éducation nationale veut imposer dès la rentrée 2012 une modification en profondeur des modalités d’évaluation des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation. Les projets de textes, finalisés avant même toute concertation, prévoient :
· le gel des promotions autres qu’à l’ancienneté jusqu’en 2015 ;
· la progression de carrière aux seules mains du supérieur hiérarchique.
Dans le même temps, dans le second degré, le chef d’établissement deviendrait l’unique évaluateur.
Parce que ces projets induisent des transformations de nos métiers que nous refusons, nous en demandons le retrait.
Les fédérations syndicales signataires condamnent ces projets que le ministère veut imposer dès la rentrée 2012. Il est désormais de la responsabilité du ministère de mettre un terme à ce conflit en retirant ce texte et en ouvrant de véritables négociations sur cette question.
Elles appellent les personnels enseignants, d’éducation et d’orientation (éducation nationale et enseignement agricole), à être massivement en grève le 15 décembre prochain pour exiger le retrait des projets de texte sur l’évaluation

Les organisations signataires : FAEN, CGT-FERC, FO, FSU, SGEN-CFDT, UNSA.

Dans le cadre du service minimum d'accueil, n'oubliez pas de manifester votre situation (gréviste ou non) à votre inspection !

Rythmes scolaires

Interrogé sur l'avancée de la concertation sur l'évolution des rythmes scolaires alors que de premières mesures devaient être annoncées à l'automne, Luc Chatel rappelle qu'il souhaitait « recevoir les contributions des acteurs principaux » du système éducatif sur ce dossier. « J'ai laissé passer les élections professionnelles », explique-t-il. « J'ai demandé aux organisations syndicales de me fournir leurs orientations. À partir de ces contributions, je vous dirai ce qui sera retenu par le gouvernement », poursuit-il. « Soit on arrive à dégager un consensus, et dans ce cas on avancera, soit on estime que la question des rythmes scolaires constitue un très bon débat pour la campagne présidentielle », conclut le ministre.

07 décembre 2011

Évaluations CEDRE


Une note de la DEPP publiée le 25 novembre 2011 et intitulée « Compréhension de l’écrit en fin d’école. Évolution de 2003 à 2009 » présente les résultats du « Cycle des Évaluations Disciplinaires Réalisées sur Échantillon » , qui établit des bilans nationaux des acquis des élèves en fin d’école et en fin de collège.

Selon cette note, les élèves en difficulté représentent 13% de la population en 2009.
Les « moyens - forts » sont plus nombreux en 2009 qu’ils ne l’étaient en 2003 et la proportion des élèves les plus performants n’a pas changé entre 2003 et 2009.
Une très grande stabilité est observée globalement sur la période, quant au score moyen obtenu par les élèves.

La DEPP souligne que les performances sont variables selon le sexe. Ainsi, tant en 2003 qu’en 2009, les filles obtiennent des performances supérieures à celles des garçons et qu’entre 2003 et 2009, la proportion de garçons parmi les élèves en difficulté a augmenté de 14%.

Enfin la DEPP souligne " une évolution notable pour l’éducation prioritaire, puisque la proportion des élèves faibles a décru de 25% à 20% entre 2003 et 2009."

Des résultats bien différents de ceux publiés le 15 novembre 2011...

06 décembre 2011

Résultats des élections de parents d’élèves 2011-2012


Voici le résultat des élections des représentants aux conseils d’école dans le premier degré :

  • Listes de parents d’élèves non constituées en association : 58,09%
  • FCPE : 17,92%
  • Listes d’association locales non affiliées : 14,18%
  • Listes d’union : 5,81%
  • PEEP : 2,62%
  • UNAAPE : 1,38%

Les listes de parents non constituées en associations ne cessent de progresser, au détriment des fédérations constituées.

Lecture : les derniers résultats des tests de la journée Défense citoyenneté

10,7 % des jeunes français de plus de 17 ans ayant participé à la journée Défense citoyenneté (JDC) en 2010 ont de très faibles capacités de lecture, dont 5,1 % ont des « difficultés sévères » voire sont « quasi-analphabètes », selon la direction du service national du ministère de la Défense.

D'une durée de 30 minutes, ces tests se composent de quatre volets :
une interrogation sur l'existence ou non de mots,
une interrogation sur la prononciation,
un exercice de compréhension d'un programme de cinéma
et un autre de compréhension d'un extrait de roman (« Un sac de billes », de Joseph Joffo).
En 2010, 725 347 jeunes ont passé ces tests obligatoires
 
La dernière note de la Depp consacrée aux évaluations en lecture dans le cadre de la journée d'appel et de préparation à la Défense date du mois d'août 2010, présentant les résultats de l'année 2009.

05 décembre 2011

Un mouvement à Mayotte dont on a peu parlé en métropole

Depuis la dernière semaine du mois de septembre, se déroulent des manifestations contre la vie chère à Mayotte, un peu à l’image de la mobilisation (44 jours) « LKP » en Guadeloupe puis en Martinique en 2009. Un mouvement initié par un collectif syndical auquel a pris part le SAEM-FAEN.

Ce collectif exigeait une table ronde à laquelle prendrait part le préfet et les décideurs économiques de l’île.

Cette mobilisation contre la vie chère a tourné à l’affrontement entre manifestants et forces de l’ordre (jet de pierres contre gaz lacrymogène). Le 19 octobre, le mouvement a fait une victime. Un homme de 39 ans a reçu un flash-ball en pleine poitrine et a perdu la vie. Pourquoi en est-on arrivé là ?

Dans le département de Mayotte, les prix sont supérieurs en moyenne de 40% à ceux de la métropole.

L’instauration d’un index correcteur, mesure que la FAEN revendique depuis longtemps, pourrait contribuer à apaiser l’île. Cela permettrait déjà de compenser le surcoût de la vie et d’assurer au moins à tous les fonctionnaires le même pouvoir d’achat sur tout le territoire national.

Au lieu de cela, tout est mis en place pour diviser les fonctionnaires d’origine mahoraise et ceux d’origine métropolitaine. Ces fonctionnaires qui remplissent les mêmes fonctions, s’approvisionnent dans les mêmes magasins, mais n’ont pas le même pouvoir d’achat.

En métropole, l’Etat divise les travailleurs du public et ceux du privé, à Mayotte il divise les deux communautés de fonctionnaires.

Reste que seule une baisse généralisée des prix bénéficierait à l’ensemble de la population. Mayotte étant le 101ème département français, la FAEN, exige que l’Etat prenne toutes ses responsabilités pour que la devise liberté, égalité, fraternité garde toute son sens.

Journée unique de mémoire

Le Président de la République a récemment émis le souhait que le 11 novembre devienne une journée unique en mémoire de tous les morts tombés pour la France. Il a également précisé qu'il ne supprimerait aucune commémoration.

Cette journée unique signifie-t-elle que le jour férié du 8 mai serait supprimé tout en maintenant les commémorations ?

Cela expliquerait que le gouvernement ait aussi facilement renoncé à instaurer une deuxième journée de solidarité initialement évoquée lors de l'annonce des mesures d'austérité par le Premier Ministre.

02 décembre 2011

Le redoublement, facteur déterminant de la sortie sans diplôme du système scolaire

« Les difficultés scolaires précoces, qui se manifestent par des redoublements à l'école primaire, apparaissent comme un facteur particulièrement déterminant de la sortie sans diplôme du système scolaire », indique l'Insee dans l'article « Être sans diplôme aujourd'hui en France : quelles caractéristiques, quel parcours et quel destin ? » de la revue Economie et statistique.

« Les sorties sans diplôme représentent environ 17 % de chaque génération », avance l'Insee, et en 2007, en France métropolitaine, elle a concerné « 136 000 jeunes ».

« Toutefois, les différentes trajectoires ne se distinguent pas uniquement par les caractéristiques scolaires des élèves, mais aussi par leurs profils socioéconomiques. Ainsi, les personnes ayant les caractéristiques sociales les plus favorables à la réussite scolaire présentent des trajectoires plus classiques et redoublent plus tardivement », notent les auteurs de l'article.

« Les effets de l'hétérogénéité des origines sociales semblent donc persister malgré la caractéristique commune d'être non-diplômé. »
« Cette hétérogénéité a des conséquences sur l'insertion dans le marché du travail. Le fait d'avoir une qualification est un facteur favorisant l'insertion, même lorsque la formation n'est pas validée par l'obtention d'un diplôme », assure ce document. « Même si les filières professionnalisantes, comme les CAP, semblent avoir un effet protecteur, ce sont les personnes qui ont suivi les trajectoires scolaires les plus classiques qui ont le taux de chômage le plus faible et les trajectoires professionnelles les plus stables à la date de l'enquête. »

01 décembre 2011

Journée annuelle de sensibilisation au handicap

Le Ministère de l'Education nationale a décidé la création d'une "journée annuelle de sensibilisation au handicap" chaque 2 décembre, "à la veille de la Journée mondiale des personnes handicapées de l'Organisation des Nations Unies (ONU)".

A cette occasion, "les recteurs, les inspecteurs d'académie et tout l'encadrement académique se mobilisent pour que, dans chaque école, chaque établissement scolaire, un temps soit consacré à ce sujet, et que soient aussi mis en valeur l'engagement et le travail au quotidien des équipes pédagogiques et éducatives auprès des élèves handicapés".

Cette journée rentre dans le cadre de la mise de la Loi de 2005 mais cela ne remplacera pas ce dont l'Ecole a réellement besoin : outils, formation des enseignants, conditions d'accueil favorables,...

214 600 jeunes en situation de handicap sont scolarisés en milieu ordinaire à la rentrée 2011 dont plus de 90 % à temps plein : 131 000 dans le premier degré. 473 millions d'euros sont consacrés à l'accompagnement des élèves handicapés au projet de loi de finances 2012