Depuis la dernière semaine du mois de septembre, se déroulent des manifestations contre la vie chère à Mayotte, un peu à l’image de la mobilisation (44 jours) « LKP » en Guadeloupe puis en Martinique en 2009. Un mouvement initié par un collectif syndical auquel a pris part le SAEM-FAEN.
Ce collectif exigeait une table ronde à laquelle prendrait part le préfet et les décideurs économiques de l’île.
Cette mobilisation contre la vie chère a tourné à l’affrontement entre manifestants et forces de l’ordre (jet de pierres contre gaz lacrymogène). Le 19 octobre, le mouvement a fait une victime. Un homme de 39 ans a reçu un flash-ball en pleine poitrine et a perdu la vie. Pourquoi en est-on arrivé là ?
Dans le département de Mayotte, les prix sont supérieurs en moyenne de 40% à ceux de la métropole.
L’instauration d’un index correcteur, mesure que la FAEN revendique depuis longtemps, pourrait contribuer à apaiser l’île. Cela permettrait déjà de compenser le surcoût de la vie et d’assurer au moins à tous les fonctionnaires le même pouvoir d’achat sur tout le territoire national.
Au lieu de cela, tout est mis en place pour diviser les fonctionnaires d’origine mahoraise et ceux d’origine métropolitaine. Ces fonctionnaires qui remplissent les mêmes fonctions, s’approvisionnent dans les mêmes magasins, mais n’ont pas le même pouvoir d’achat.
En métropole, l’Etat divise les travailleurs du public et ceux du privé, à Mayotte il divise les deux communautés de fonctionnaires.
Reste que seule une baisse généralisée des prix bénéficierait à l’ensemble de la population. Mayotte étant le 101ème département français, la FAEN, exige que l’Etat prenne toutes ses responsabilités pour que la devise liberté, égalité, fraternité garde toute son sens.