Les fédérations et syndicats composant l’Union pour l’Ecole Républicaine (CSEN-FGAF, FAEN et SCENRAC-CFTC) se sont rencontrés pour faire le point sur les dossiers d’actualité.
L’Union pour l’Ecole Républicaine demande le retrait des projets de décret et d’arrêté relatifs à l’évaluation des professeurs dont les syndicats ont appris l’existence par la presse.
En effet, pour le second degré, ces projets font du chef d’établissement le seul supérieur hiérarchique direct, responsable de cette évaluation et ravale les inspecteurs pédagogiques au rang d’auxiliaire technique du chef d’établissement. Cette évaluation, liée au projet d’établissement fait passer au second plan le cadre national de l’enseignement.
L’enseignement d’une discipline, jusqu’à présent évalué par l’inspecteur pédagogique et qui constitue le cœur du métier de professeur, ne deviendrait plus qu’une activité parmi d’autres, qui plus est sans référence à des programmes nationaux.
C’est la nature du métier de professeur qui serait ainsi profondément dénaturée.
Pour le 1er degré, l'évaluation consiste en la suppression de la séquence d’inspection en classe au profit d’un entretien professionnel, exercice qui pourrait bien tourner à l’auto critique flagellatoire et finalement dévalorisante, un flou inquiétant règne quant au responsable de l’entretien qui pourrait ne pas être l’IEN.
Pour le 1er degré, l'évaluation consiste en la suppression de la séquence d’inspection en classe au profit d’un entretien professionnel, exercice qui pourrait bien tourner à l’auto critique flagellatoire et finalement dévalorisante, un flou inquiétant règne quant au responsable de l’entretien qui pourrait ne pas être l’IEN.
Refusant cette logique et restant attachée à la double évaluation par l’inspecteur et le chef d’établissement, l’Union pour l’Ecole Républicaine appelle les personnels de l’Education nationale à manifester leur opposition à ce sujet en participant à la journée d’action du jeudi 15 décembre.
Elles ont également dressé le bilan des élections professionnelles et de leurs conséquences notamment le rôle dans l’union des élus aux comités académiques et départementaux.
La CSEN-FGAF, la FAEN et le SCENRAC-CFTC ont réaffirmé leur volonté d’obtenir l’annulation de l’élection du Comité Technique Ministériel, en raison de l’accumulation de dysfonctionnements qui ont privé des dizaines de milliers de collègues de l’exercice de leur droit de vote, et la tenue d’une nouvelle élection.
Les composantes de l’Union pour l’Ecole Républicaine poursuivront jusqu’au bout la procédure juridique engagée pour obtenir l’annulation de ces élections.