28 décembre 2010

Etre ou ne pas être adhérent ?

Selon une étude de l'INSEE, 7,3 % des Français sont adhérents à un syndicat ou à un groupement (association) professionnel.
 
Le taux d'adhésion est clairement corrélé au niveau de diplôme obtenu et au niveau de vie des salariés. Il varie de 3 % pour les non-diplômés à 11 % pour les titulaires d'un diplôme supérieur au bac.

50 % des personnes adhérentes déclarent participer régulièrement aux activités du syndicat et 13 % se considèrent comme de simples adhérents qui veulent soutenir une cause.

Le taux de syndicalisation est plus élevé chez les hommes (8,1 %) que chez les femmes (6,5 %) et dans la tranche d'âge 40-59 ans (11,8 %).

" Cadeau de Noël pour les Recteurs "!

Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne...

Quand notre Ministre annonce une revalorisation des enseignants appelée "Pacte enseignant", nous prouvons qu'il s'agit en fait d'une dévalorisation. Pour les Recteurs, par contre, il y a réellement revalorisation et de façon significative ! En effet, les recteurs d'académie peuvent désormais disposer d'un complément de rémunération : un arrêté et un décret datés du 12 novembre 2010 créent une indemnité de responsabilité pour les recteurs.

Le montant de l'indemnité de responsabilité comprend deux parts :
- une part fonctionnelle
- une part tenant compte de la manière de servir et de la réalisation des objectifs qui leur ont été assignés.
Le montant annuel de la part fonctionnelle est fixé à 15 200 euros ! Le montant annuel de référence de la part variable susceptible d'être versée aux recteurs d'académie en fonction de leur manière de servir et des objectifs atteints représente 45 % du montant annuel de la part fonctionnelle.

Les "objectifs assignés" aux Recteurs sont connus pour une bonne part : supprimer des postes d'enseignant par le biais des leviers d'action révélés à l'été 2010 (augmentation du nombre d'élèves par classe, diminution des remplacements,...).

Chers collègues, plus vos conditions de travail seront dégradées, plus votre Recteur gagnera d'argent !
C'est désormais limpide et SCANDALEUX !
Raison de plus pour se mobiliser le 22 janvier 2011 !

23 décembre 2010

BO n°47: Calendrier des fêtes légales et des fêtes religieuses

Au Bulletin Officiel n°47 du 23/12/2010 est publiée:

- la circulaire "Calendrier des fêtes religieuses de l'année civile 2011 pour lesquelles des autorisations d'absence peuvent être accordées"
Le SNEP-FAEN informera ses adhérents dans la partie "Dates à retenir" de ces mailings d'information de chacune des dates des cérémonies concernées, pour l'année civile 2011.

22 décembre 2010

Rythmes scolaires : des mesures applicables à la rentrée 2012 et à la rentrée 2013

Pour Luc Chatel, « la semaine de quatre jours ou la durée des vacances scolaires ne constituent pas des préalables qu'il faudrait traiter à part, mais font partie intégrante d'un ensemble qui doit être appréhendé dans sa globalité : la révision complète des rythmes quotidien, hebdomadaire et annuel ».

Le comité de pilotage de la conférence sur les rythmes scolaires, qui doit remettre « une synthèse » des auditions menées « avant fin janvier 2011 », poursuivra ses réflexions et consultations « jusqu'à fin avril 2011 » et rendra ses arbitrages en « mai-juin 2011 ».

Le ministre explique avoir fait le choix du « refus de la facilité » pour lui préférer « une consultation, menée dans toutes les directions et sur le terrain ». « Nous allons travailler ensemble à une nouvelle articulation entre temps de l'école, temps de la famille et temps de la société ».

Suite au rapport de deux membres de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation de l'Assemblée nationale, préconisant d'« interdire la semaine de quatre jours », d'introduire des « loisirs l'après-midi », ou encore de « réduire la durée des vacances d'été », le ministre répond : « Au moment où le comité de pilotage est en phase de consultations, je ne peux pas me positionner » sur les conclusions de ce rapport parlementaire, « sinon, on ferme tout de suite le débat ».

Les décisions seront prises « au début de l'été 2011 » pour s'appliquer à la rentrée 2013. " On aura du mal à changer les choses avant la rentrée 2013. Regardez le temps que cela prend pour changer des programmes". En outre, "il est difficile de passer outre le calendrier scolaire, fixé pour trois ans". Il ajoute cependant que « des mesures faciles » pourront être mise en œuvre à la rentrée 2012.

Enfin, Luc Chatel estime possible « d'améliorer le fonctionnement des établissements en dehors du temps scolaire ». Il souhaite « un cadre national » qui, au-delà des pratiques locales, « permette d'ouvrir les établissements davantage que 180 ou 200 jours par an, partout » en France.

20 décembre 2010

Réaction SNEP-FAEN à la répartition académique des suppressions de postes

4 000 élèves supplémentaires attendus à la rentrée 2011...
3 367 postes supprimés !

Les leviers sont connus depuis l'été dernier : diminution de la scolarisation des moins de trois ans, diminution des postes affectés aux Rased, diminution des remplacements, diminution de l'enseignement des langues vivantes, diminution des maîtres-formateurs et des conseillers pédagogiques, diminution de la formation continue, diminution des congés formation, augmentation du nombre d'élèves par classe,...

La situation est d'ores et déjà difficilement tenable dans de nombreux départements : jusqu'où va-t-on aller ?

Le SNEP-FAEN appelle à une mobilisation massive pour s'opposer aux fermetures de classes le 22 janvier 2011 à l'initiative du Collectif "l'Éducation est notre avenir".

Répartition académique des suppressions de postes dans le 1er degré

Le projet de loi de finances pour 2011, adopté par le Parlement, prévoit, une fois prise en compte la résorption des surnombres, la suppression de 3 367 emplois dans le premier degré.


Voici le détail des variations des dotations en emplois pour le premier degré public à la rentrée 2011.
Les suppressions vont de -15 emplois dans l'académie de Corse à -336 emplois dans l'académie de Lille. L'académie de Guyane hérite, elle, de 40 postes supplémentaires pour des raisons démographiques.

Aix-Marseille : -98
Amiens : -149
Besançon : -94
Bordeaux : -98
Caen : -195
Clermont-Ferrand : -104
Corse : -15
Créteil : -120
Dijon : -125
Grenoble : -40
Lille : -336
Limoges : -53
Lyon : -62
Montpellier : -95
Nancy-Metz : -298
Nantes : -71
Nice : -116
Orléans-Tours : -120
Paris : -77
Poitiers : -77
Reims : -131
Rennes : -75
Rouen : -156
Strasbourg : -177
Toulouse : -150
Versailles : -120
Guadeloupe : -85
Guyane : 40
La Réunion : -75
Martinique : -95
Total Métrople et DOM : -3 367

15 décembre 2010

Derniers jours pour participer à la consultation sur les rythmes scolaires

Derniers jours pour participer à la consultation sur les rythmes scolaires.
Cette consultation est ouverte à tous : acteurs, usagers, partenaires de l'École en France, citoyens.

Chacun peut exprimer son avis et ses propositions sur la plateforme http://www.rythmes-scolaires.fr/conference

14 décembre 2010

Réaction du SNEP-FAEN au rapport Tabarot

Ce ne sont pas des annonces à tout va qui vont rendre le débat productif ! Une réflexion nationale est engagée avec l'ensemble des parties prenantes : laissons du temps avant de tirer des conclusions hâtives !
Le SNEP-FAEN a été reçu par la conférence sur les rythmes scolaires.
Voici quelques éléments que nous avons revendiqués :
L'aménagement du temps scolaire figure depuis de très nombreuses années parmi les sujets récurrents de l'actualité éducative. C'est au début des années 1980 avec les travaux sur la chronobiologie des enfants que la question des rythmes scolaires a connu une nouvelle approche.
Le SNEP-FAEN considère que la réflexion sur les rythmes scolaires doit s'inscrire dans une réflexion plus globale sur l'école. A défaut, des mesures artificiellement plaquées sur un système déjà en difficulté n'accroîtraient pas la réussite scolaire.

Or, le gouvernement est engagé dans une logique d’économies budgétaires drastiques. Après 8 années de fermetures de postes massives, la politique actuelle ne permet pas de préparer l'avenir (cf. rapport de l’Inspection Générale de juillet 2010). De plus, elle a déjà des conséquences néfastes sur les conditions de travail de tous les personnels.

Nous sommes fermement convaincus que la notion d'apprentissage doit être central à l'école : l'enfant va à l'école pour APPRENDRE, non pour s'occuper, se détendre ou se défouler pendant que les parents travaillent.

Malgré les recommandations médicales pour l'étalement du temps scolaire, la pression sociale est très forte (en Europe mais aussi dans le monde) pour que les temps scolaires se modèlent sur les rythmes de travail des adultes, ce qui ne relève pas de l’Ecole.

Il ne nous paraîtrait pas cohérent d'attribuer la même moyenne journalière horaire aux élèves de CP qu’aux élèves de 6ème ou aux élèves de 3ème proche du lycée. C'est pourquoi nous demandons un étalement allant de 5 heures 15 à l’élémentaire en moyenne journalière à 5 heures 45 en 6ème à 6 heures 45 en 3ème.

13 décembre 2010

Rythmes scolaires : Résumé des principales propositions du rapport Tabarot

La principale « piste » proposée par Michèle Tabarot dans un rapport d'information sur les rythmes scolaires, est d’interdire la semaine quatre jours au profit d'une semaine de quatre jours et demi ou cinq jours.
« Resterait à déterminer si la semaine doit être organisée en quatre jours et demi ou cinq jours. La portée politique et symbolique d'une telle décision est importante. Elle manifesterait clairement la volonté des pouvoirs publics de placer l'intérêt de l'enfant au centre de la nouvelle organisation du temps scolaire en allant au-delà des intérêts acquis ».

« La première option conduit à articuler la semaine autour de neuf demi- journées, dont une demi-journée de scolarisation le mercredi matin », comme les règles l'autorisent déjà, après approbation de l'inspecteur d'académie.

« Les avantages d'une semaine scolaire de cinq jours ne seraient pas négligeables ». « L'école à la journée allemande (modèle d’une école de Berlin) a pour ambition de développer des compétences chez l'élève (individuelle, méthodologique, sociale, etc.), en alternant l'enseignement et les activités périscolaires, de façon à ne pas séparer la socialisation de la pédagogie, et en faisant ainsi de l'école un 'lieu de vie' et non de cours. » « A Berlin, 40 % de la population est issue de l'immigration ». « L'allongement de la journée vise à faire en sorte que les élèves étrangers soient davantage imprégnés de langue et de culture allemandes ». En organisant les activités de loisirs principalement l'après-midi, « cette école met en œuvre une organisation du temps scolaire respectueuse des rythmes de l'enfant ». De plus, « l’emploi du temps organisé sur cinq jours permet de consacrer beaucoup d'heures à la pédagogie différenciée, puisqu'il prévoit un nombre important de travaux en petits groupes et de classes dédoublées. »
Enfin, « cette organisation hebdomadaire implique un réel travail de coordination entre les enseignants et les éducateurs ».
Seconde proposition : la réduction des vacances d'été, pour « aller vers une année scolaire de 180 à 200 jours » contre 144 actuellement, et en réduisant le nombre de zones de vacances de trois à deux.
« Ce raccourcissement permettrait de répondre à une nécessité pédagogique : si les connaissances ne sont pas entretenues pendant deux mois, cela se traduit, pour les écoliers, par des résultats catastrophiques en début d'année scolaire ».

Le rapport cite « l'exemple d'un dispositif d'aménagement du temps scolaire ayant conduit à raccourcir les grandes vacances et qui donnait satisfaction aux intéressés », à Épinal (Vosges). « Avant la réforme de l'enseignement primaire de 2008, [ces écoles] assuraient 22 heures 30 d'enseignement (au lieu de 26 heures), le rééquilibrage se faisant avec trois semaines de vacances en moins l'été, « l'année scolaire se termina[nt] en effet le 10 juillet pour recommencer le 25 août ».

Enfin, « il serait souhaitable de respecter l'alternance de sept semaines de classe et de deux semaines de vacances prévue par le législateur, en allongeant les vacances de la Toussaint et réorganisant le troisième trimestre ».





Appel national pour l'Ecole publique

Madame, Monsieur,
Grâce à vous, l'Appel national pour l'Ecole publique a finalement réuni plus de 302 000 pétitionnaires. Les organisations nationales signataires ont décidé d’adresser une lettre ouverte au Président de la République, au Premier Ministre, au Ministre de l’Education Nationale, aux présidents des groupes parlementaires, aux présidents des Conseils Régionaux et Généraux, ainsi qu’aux responsables des Partis politiques.
Forts de cette action qui est la plus importante pétition de défense et de promotion de l’Ecole Publique depuis 30 ans, nous exigeons que ces responsables politiques s’engagent eux aussi pour l’Ecole de la République.

Nous vous invitons à diffuser la lettre ouverte que vous trouverez ici : http://www.appelpourlecolepublique.fr/Lettre_ouverte_des_signataires.pdf
en l’adressant à vos élus locaux.

Cette campagne d’opinion nous a permis de rencontrer des centaines de milliers de citoyens et sensibiliser des milliers d’élus. Elle a été menée en deux temps : D’abord, de fin janvier au 19 juin (pour se rappeler du refus la loi Debré avec le serment de Vincennes de 1960), puis, du 9 septembre au 9 décembre, jour anniversaire du vote de la loi de 1905 qui définit la laïcité de notre pays. Ces deux dates symboliques permettent de garder en mémoire les combats qui ont permis d’installer la liberté de conscience et l’Ecole de la République.

Mais notre action n’est pas commémorative, elle est une invitation à faire du service public laïque et gratuit d’éducation, une priorité pour l’avenir.
Nous vous remercions, une nouvelle fois, pour votre engagement.

Très cordialement,
Pour l’ensemble des organisations nationales signataires http://www.appelpourlecolepublique.fr/. :
Laurent ESCURE

Prêt à taux zéro : fin du dispositif en février 2011 !

Le prêt à taux zéro est un financement de prêts bonifiés accordés aux enseignants et aux personnels d'éducation et d'orientation pour l'achat de leur habitation principale dans l'année qui suit leur première affectation ou une mutation interdépartementale.

Dans une note, datée du 12 novembre 2010 et diffusée en catimini aux recteurs d'académie, voici ce qu’annonce Josette Théophile, la DGRH du ministère de l'Éducation nationale :

- « Je vous informe que le dispositif d'attribution du prêt à taux zéro en faveur des personnels enseignants, d'éducation et d'orientation du ministère de l'Éducation nationale prendra fin le 2 février 2011 ».
- « Cette date correspondant à la signature de la demande de prêt, par le client, auprès de la banque postale ».
Distribué depuis septembre 2009, ce dispositif n’aura eu une durée de vie que de quelques mois…

Pour rappel, le prêt à taux zéro faisait partie des mesures de « revalorisation » du métier enseignant…
Les mesures annoncées dans le récent « pacte de carrière » dureront-elles plus longtemps ?

Notre Ministre prouve une nouvelle fois le peu de considération qu’il accorde à ses personnels !
Cela renforce l’analyse que nous faisons depuis quelques mois : la revalorisation, promise par le président de la République, est une dévalorisation !

10 décembre 2010

Numérique à l’école

Le ministre de l’Education nationale a présenté son plan de développement du numérique à l’école.

Si un tel plan est une nécessité, un certain nombre de questions restent posées quant à son contenu et à sa mise en application, notamment en ce qui concerne le choix de l’enseignant référent et de son éventuelle rémunération.

Se posent également le problème de la formation des enseignants, sachant que dans ce domaine, les moyens ne cessent de baisser, et celui de l’entretien de l’équipement des établissements, par ailleurs souvent insuffisant.

Il y a fort à parier que ce plan ne se résume encore une fois qu’à un simple effet d’annonce.

09 décembre 2010

Départ en retraite des instituteurs et professeurs des écoles (Polynésie et Réunion)

A l’occasion de la venue à Paris de Diana YIENG KOW, secrétaire générale du STIP-FAEN, un courrier concernant le départ en retraite de certains instituteurs et professeurs des écoles, notamment en Polynésie et à La Réunion, où l’année scolaire commence avant la fin août, a été adressé au Ministre de l’Education nationale :
« Monsieur le Ministre,
L’article 46 de la loi n°2010-1330 du 9 novembre 2010 a modifié l’article L921-4 du code des pensions civiles et militaires pour la date de départ en retraite des personnels enseignants appartenant aux corps des instituteurs et des professeurs des écoles qui remplissent les conditions d’âge pour obtenir la jouissance immédiate de leur pension en cours d’année scolaire.
Jusqu’alors ils étaient maintenus en activité jusqu’à la fin de l’année scolaire.
La modification apportée par la nouvelle loi fait qu’à partir du 1er juillet 2011, ce n’est plus la fin de l’année scolaire qui sera retenue mais le 31 août.
Or pour certains instituteurs et professeurs des écoles, notamment en Polynésie et à La Réunion, l’année scolaire commence avant la fin août.
Nous voudrions avoir l’assurance que l’application de l’article L921-4, dans sa nouvelle rédaction, permettra bien aux personnels qui remplissent déjà les conditions d’âge pour obtenir une pension d’être en retraite le 1er septembre et de percevoir à partir de cette date leur pension même si l’année scolaire est déjà entamée en raison d’une rentrée ayant lieu avant le 31 août. »

Paie des fonctionnaires

Un décret d’avance présenté par le gouvernement sur lequel les commissions des finances de l’Assemblée Nationale et du Sénat viennent de donner un avis favorable, prévoit de débloquer en urgence 930,7 millions d’euros pour pouvoir verser, en décembre 2010, les rémunérations des agents de huit ministères, … dont ceux de l’Education nationale.

Selon la commission des finances du Sénat, les « besoins urgents » de financement pour décembre 2010 sont la conséquence de « départs en retraite inférieurs aux anticipations ».

Or, le maintien en activité des fonctionnaires en âge de partir à la retraite a une incidence mécanique sur l’augmentation de la masse salariale de l’Etat.

Nous l’avons échappé belle… mais avec l’allongement à 62 et 67 ans de la durée d’activité…

07 décembre 2010

Non titulaires

Une concertation est engagée à l’Education nationale sur d’éventuelles mesures de titularisation.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat, George TRON, a prévenu qu’il ne s’agirait pas d’un énième plan de titularisation.

La FAEN est reçue ce mardi 7 décembre 2010 sur ce dossier.

L'AEFE en quelques chiffres

"Voici quelques données sur l'AEFE à la rentrée 2010 :

- 473 établissements répartis dans 130 pays

- 291 353 élèves dont environ 109 000 français, 149 000 nationaux, 35 000 étrangers tiers

- 5 282 emplois de résidents, 1 143 d'expatriés (- 60), environ 12 000 de recrutés locaux. "

06 décembre 2010

Masterisation : 4 démissions de directeur d’IUFM !

Du jamais vu ! En restera-t-il ?

Nous vous avions fait part des démissions par opposition à la masterisation de Patrick Baranger et Paul Busutill, respectivement directeur de l’IUFM de Lorraine et d'Auvergne.
Ce sont 2 nouvelles lettres de démission qui viennent d’arriver sur le bureau du Ministre.

Tout d’abord, Valérie Legros, directrice de l'IUFM du Limousin, explique les raisons de sa démission :
- « Le master est un bon objectif mais ce sont les conditions de mise en œuvre de cette réforme et ses incohérences qui émoussent les énergies. Nous avons tous essayé de mettre en place cette réforme en faisant le moins pire »
- « La réforme nous conduit à des formations trop lourdes, de 30 à 35 heures par semaine… ces heures ajoutées à un travail à l'extérieur, c'est énorme ! »
- « Je ne pouvais plus travailler dans ces conditions avec les deux ministères [de l'Enseignement supérieur et de l'Éducation nationale] où les textes qui nous arrivent sont incohérents avec le fonctionnement des IUFM et avec la formation ».
- « Je m'en vais car je suis trop lasse. Je ne veux pas cautionner cette réforme »

Ensuite, la directrice de l'IUFM de Poitou-Charentes, Danièle Houpert, démissionne pour :
- des « raisons personnelles »
- des « raisons liées à la situation de l'IUFM »
- « l'absence de politique claire de la formation des enseignants au sein de l'université de Poitiers et au sein de l'académie »

Monsieur le Ministre, face à ces démissions, comment pouvez-vous encore soutenir que « les enseignants sont mieux formés et mieux accompagnés » ?

03 décembre 2010

Dépenses en matière d’éducation : 1er bilan pour 2009

« En 2009, l’Etat français a dépensé 132,1 milliards d’euros pour son système éducatif, » soit une hausse de 1,3% après 3 ans de stabilité, (soit 6,9% du PIB et 2 050 € par habitant). Dans sa note intitulée « Coût de l’éducation en 2009 » la Depp (Direction de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance) dresse un premier bilan.

Pour le 1er degré, ce sont 38,2 milliards d’€ de dépensés soit 28,9% de la DIE (Dépense Intérieure de l’Education).

L’Etat reste le premier financeur de l’éducation (59,2%), devant les collectivités territoriales (24,6%) dont la part à augmenté de quatre points depuis 2005, ceci dû principalement au désengagement financier de l’Etat sur certains postes (transport scolaire, apprentissage ou gestion des personnels techniciens et ouvriers de service).
Autre constat : la participation des ménages évaluée en 2009 à 11% est en baisse.
Les entreprises participent « à hauteur de 6,7% » (financement de la formation continue et versement de la taxe d’apprentissage).

« En 2007, la comparaison de la part des dépenses d’éducation pour la formation initiale dans le PIB montre que la France se situait (avec 6%) au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE (5,7%), au-dessus de l’Italie, de l’Allemagne et de l’Espagne, mais au-dessous des Etats-Unis et de la Suède. »

Enfin, la Depp note une différence de montant selon le niveau d’enseignement. En effet, « les dépenses en personnel non enseignant sont nettement plus importantes dans l’enseignement préélémentaire (31,3%) » compte tenu de la présence des ATSEM « que dans l’enseignement élémentaire (22,2%) ».

02 décembre 2010

Bilan de la mastérisation

Le ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative dans un 1er bilan, notamment sur la mise en place de la masterisation, a annoncé que « des masters en alternance seront proposés dans certains endroits à la rentrée prochaine ».

Pour lui, « on ne peut pas dire que ces enseignants ne sont pas formés. Cette année, il y a une nouveauté, le module de gestion de classe, et les stagiaires affectés en zone d'éducation prioritaire en bénéficieront en premier lieu ». Il précise que « 13 % des stagiaires sont affectés dans des établissements de l'éducation prioritaire ». « Ce n'est pas une tare, c'est intéressant pour eux d'exercer auprès de ces élèves ».
Pour le SNEP-FAEN, exercer en ZEP n’est pas une tare, mais ces élèves ne méritent-ils pas, encore plus que les autres, d’avoir face à eux un enseignant avec une solide formation, qui sait ce qu’il fait, pourquoi et comment il le fait et non pas qui tâtonne, hésite, essaie …et qui finalement a une charge de travail et de fatigue accrue.

D'après le ministère, avec la masterisation, les enseignants sont « mieux formés et mieux accompagnés ».
Dans le 1er degré, selon une enquête de la DGRH (sur les trente académies) : « 7 159 stagiaires » ont bénéficié de « conditions satisfaisantes » avec « une prise en charge progressive d'une classe, en double commande avec le tuteur ». « Deux tiers des professeurs des écoles stagiaires sont affectés en remplacement et un tiers dans une classe dans le cadre d'un service. » "30 % des professeurs des écoles stagiaires avaient une expérience de l'enseignement " avant de prendre une classe à la rentrée.
« Moins de 1 % des stagiaires sont repérés comme étant en difficulté » (« problèmes de gestion de classe, d'organisation d'emploi du temps, d'équilibre entre le service devant élèves et le temps de formation »). Enfin, « entre 3 et 4 % de congés maladie (contre 5 % en 2009) ont été enregistrés chez les enseignants stagiaires ». Le ministère a constaté « 78 démissions, principalement avant la rentrée scolaire », contre « 100 l'an dernier ».

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, tout est loin d’être si parfait que voudrait nous le faire croire notre ministre qui dans son bilan minimise largement les conséquences négatives de la réforme.
S’il nous inonde de chiffres flatteurs pour lui, il n’en reste pas moins que sur le terrain, les enseignants stagiaires, qui sont tous en difficulté, dénoncent leur manque de formation et un accompagnement insuffisant.
Pour le SNEP-FAEN, aucun stagiaire ne doit débuter en ayant une classe en totale responsabilité, l’accompagnement des stagiaires doit se prolonger dans le temps. Une réelle formation au métier d’enseignant est essentielle et indispensable pour exercer ce métier complexe.

"Portail mobilité" mis à disposition des enseignants

Le ministère de l'éducation nationale signale la mise en place "du nouveau portail mobilité" mis à disposition des enseignants sur internet.

Ce portail recense les informations et témoignages sur les possibilités de mobilité et d'évolution de parcours professionnels des enseignants.

Pour le consulter : http://www.education.gouv.fr/pid24372/portail-mobilite-des-enseignants.html

01 décembre 2010

Lutte contre l'illettrisme : Luc Chatel favorable à la participation des volontaires du service civique

« Je souhaite que les volontaires du service civique puissent participer à la lutte contre l'illettrisme », a indiqué Luc Chatel, le ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative. Selon lui, ses « nouvelles responsabilités » vont « sans doute » lui « permettre de mieux faire coopérer les services de la Jeunesse et les associations complémentaires de l'Éducation nationale ».

Le ministre de l'Éducation nationale a souhaité que chaque académie organise des assises de l'illettrisme pour permettre aux correspondants académiques de mieux faire connaître ce phénomène afin d'améliorer les différents dispositifs.

Luc Chatel a annoncé également la généralisation de l'opération « un livre pour l'été ». « À la fin de l'année scolaire, chaque élève de CM1 recevra un livre ». Le livre « Les fables de La Fontaine » a été distribué à 180 000 élèves de CM1, dans des écoles volontaires qui ont mis en place un projet pédagogique autour de l'œuvre. Luc Chatel estime que cette opération « est efficace » car « elle a permis de faire rentrer un livre dans certains foyers qui n'ont même pas de bibliothèque ».