La principale « piste » proposée par Michèle Tabarot dans un rapport d'information sur les rythmes scolaires, est d’interdire la semaine quatre jours au profit d'une semaine de quatre jours et demi ou cinq jours.
« Resterait à déterminer si la semaine doit être organisée en quatre jours et demi ou cinq jours. La portée politique et symbolique d'une telle décision est importante. Elle manifesterait clairement la volonté des pouvoirs publics de placer l'intérêt de l'enfant au centre de la nouvelle organisation du temps scolaire en allant au-delà des intérêts acquis ».
« La première option conduit à articuler la semaine autour de neuf demi- journées, dont une demi-journée de scolarisation le mercredi matin », comme les règles l'autorisent déjà, après approbation de l'inspecteur d'académie.
« Les avantages d'une semaine scolaire de cinq jours ne seraient pas négligeables ». « L'école à la journée allemande (modèle d’une école de Berlin) a pour ambition de développer des compétences chez l'élève (individuelle, méthodologique, sociale, etc.), en alternant l'enseignement et les activités périscolaires, de façon à ne pas séparer la socialisation de la pédagogie, et en faisant ainsi de l'école un 'lieu de vie' et non de cours. » « A Berlin, 40 % de la population est issue de l'immigration ». « L'allongement de la journée vise à faire en sorte que les élèves étrangers soient davantage imprégnés de langue et de culture allemandes ». En organisant les activités de loisirs principalement l'après-midi, « cette école met en œuvre une organisation du temps scolaire respectueuse des rythmes de l'enfant ». De plus, « l’emploi du temps organisé sur cinq jours permet de consacrer beaucoup d'heures à la pédagogie différenciée, puisqu'il prévoit un nombre important de travaux en petits groupes et de classes dédoublées. »
Enfin, « cette organisation hebdomadaire implique un réel travail de coordination entre les enseignants et les éducateurs ».
Seconde proposition : la réduction des vacances d'été, pour « aller vers une année scolaire de 180 à 200 jours » contre 144 actuellement, et en réduisant le nombre de zones de vacances de trois à deux.
« Ce raccourcissement permettrait de répondre à une nécessité pédagogique : si les connaissances ne sont pas entretenues pendant deux mois, cela se traduit, pour les écoliers, par des résultats catastrophiques en début d'année scolaire ».
Le rapport cite « l'exemple d'un dispositif d'aménagement du temps scolaire ayant conduit à raccourcir les grandes vacances et qui donnait satisfaction aux intéressés », à Épinal (Vosges). « Avant la réforme de l'enseignement primaire de 2008, [ces écoles] assuraient 22 heures 30 d'enseignement (au lieu de 26 heures), le rééquilibrage se faisant avec trois semaines de vacances en moins l'été, « l'année scolaire se termina[nt] en effet le 10 juillet pour recommencer le 25 août ».
Enfin, « il serait souhaitable de respecter l'alternance de sept semaines de classe et de deux semaines de vacances prévue par le législateur, en allongeant les vacances de la Toussaint et réorganisant le troisième trimestre ».